L’Hypnose : Entre Mystère et Puissance Intérieure
- Aude WIHRLEN
- 24 août
- 11 min de lecture
Ces dernières années, de plus en plus de personnes cherchent à prendre soin de leur bien-être, à mieux comprendre ce qu’elles vivent et à trouver des ressources pour faire face aux difficultés qu’elles peuvent rencontrer au cours de leur vie.
Parmi les différentes approches complémentaires qui existent, l’hypnose suscite un intérêt grandissant. Elle intrigue, fascine parfois, mais peut aussi faire peur. Perte de contrôle, sommeil profond, manipulation… de nombreuses idées reçues persistent encore autour de cette pratique.
Pourtant, l’hypnose est bien différente de l’image qui peut en être donnée dans les films, les spectacles ou les médias.
À travers cet article, je vous propose de découvrir plus en détail ce qu’est réellement l’hypnose, de revenir sur quelques grandes étapes de son histoire et de mieux comprendre comment elle peut être utilisée dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique.

QU'EST CE QUE L'HYPNOSE ?
L’hypnose est un état modifié de conscience qui se situe entre l’éveil et le sommeil. Il s’agit d’un état naturel que chacun peut expérimenter, parfois même sans s’en rendre compte.
Dans notre quotidien, nous vivons régulièrement des moments d’absorption ou d’automatisme qui peuvent s’apparenter à certains aspects de l’état hypnotique.
Ne vous est-il jamais arrivé de fermer votre porte à clé, d’arriver au travail et de vous demander soudainement : « Est-ce que j’ai bien fermé la porte ? »
Ou encore, lorsque vous conduisez sur un trajet familier, d’arriver à destination et de vous dire : « Déjà arrivé ? »
Vous étiez pourtant bien présent et capable de réagir à ce qui se passait autour de vous, mais votre attention était simplement mobilisée ailleurs.
Pour l’expliquer simplement, on pourrait comparer ce phénomène à une sorte de « pilote automatique » : certaines actions continuent de se réaliser naturellement pendant que votre attention se tourne davantage vers vos pensées, vos sensations ou votre monde intérieur.
Lors d’une séance d’hypnose, cette capacité naturelle est utilisée de manière volontaire et accompagnée. La personne ne dort pas et ne perd pas le contrôle : elle reste présente et peut entendre, ressentir, réfléchir et interagir tout au long de la séance.
UN PEU D'HISTOIRE
L’hypnose telle que nous la connaissons aujourd’hui est le fruit d’une longue évolution. Bien avant qu’elle ne devienne un objet d’étude médical et scientifique, différentes civilisations utilisaient déjà des pratiques faisant appel à la transe, à la suggestion ou à des états particuliers de conscience.
Aux origines
Selon plusieurs hypothèses, certaines pratiques pouvant évoquer des états de transe remonteraient à la Préhistoire. Dans la grotte de Lascaux, vieille de plus de 17 000 ans, une scène célèbre représente notamment un homme à tête d’oiseau face à un bison. Certains chercheurs et auteurs ont proposé une interprétation chamanique ou rituelle de cette représentation. Il convient cependant de rester prudent : rien ne permet d’affirmer qu’il s’agissait d’hypnose telle que nous la définissons aujourd’hui.

L'homme-oiseau, grotte de Lascaux, puit aux sorciers, 17 500 ans avant notre ère.
Plusieurs millénaires plus tard, en Mésopotamie, des textes cunéiformes témoignent de pratiques de soin mêlant rituels, paroles et croyances. Certaines pratiques anciennes ont ainsi été rapprochées de phénomènes de suggestion ou d’états particuliers de conscience.

Exemple de plaque sumérienne cunéiforme
Dans l’Égypte ancienne, les « temples du sommeil » accueillaient également des personnes venues chercher apaisement ou guérison à travers des pratiques rituelles associant notamment sommeil, rêves et paroles. Là encore, il ne s’agissait pas encore d’hypnose au sens moderne, mais ces pratiques témoignent de l’intérêt très ancien porté aux liens entre l’esprit, la parole et le corps.
En Inde, certaines pratiques méditatives issues notamment du yoga peuvent également conduire à des états de concentration et d’absorption particuliers, parfois rapprochés de certains phénomènes rencontrés en hypnose.
DU MAGNETISME A L'HYPNOSE
Dans les années 1770, Franz Anton Mesmer (1734–1815), médecin allemand, développe la théorie du « magnétisme animal », qu’il distingue du magnétisme minéral. Selon lui, un fluide invisible circulerait entre les êtres vivants et son rééquilibrage pourrait favoriser la guérison. Il utilise notamment le regard, l’imposition des mains et différentes « passes magnétiques » afin de provoquer chez ses patients des états particuliers. Si sa théorie du fluide magnétique sera par la suite abandonnée, ses travaux marquent une étape importante dans l’histoire qui conduira progressivement à l’hypnose.
En 1784, Armand-Marie Jacques de Chastenet, marquis de Puységur (1751–1825), officier général d’artillerie français et disciple de Mesmer, observe chez l’un de ses sujets un état particulier qu’il qualifie de « somnambulisme magnétique ». Contrairement aux manifestations spectaculaires parfois observées chez Mesmer, la personne paraît calme, peut communiquer et répondre aux suggestions. Puységur accorde également une place importante à la relation entre le praticien et le sujet.
En 1829, Jules Cloquet (1790–1883), chirurgien français, réalise l’ablation d’un sein chez une patiente placée dans un état alors qualifié de « sommeil magnétique ». Cette intervention est considérée comme l’un des premiers exemples documentés de l’utilisation d’un état hypnotique ou magnétique dans le cadre d’une intervention chirurgicale.
Quelques années plus tard, James Braid (1795–1860), chirurgien écossais, joue un rôle déterminant dans l’évolution de l’hypnose. Après avoir assisté en 1841 à une démonstration de magnétisme, il cherche à comprendre ces phénomènes sans faire appel à l’hypothèse d’un fluide magnétique. En 1843, il publie « Neurypnology » et contribue à populariser le terme « hypnotism » (hypnotisme) dans la langue anglaise. Ses travaux participent ainsi au passage du magnétisme animal vers une conception davantage physiologique et psychologique du phénomène.
L’ÉCOLE DE NANCY ET L’ÉCOLE DE LA SALPÊTRIERE
En 1866, le médecin français Ambroise-Auguste Liébeault (1823–1904) publie ses travaux sur le sommeil hypnotique et la suggestion. Son travail pose les bases de ce qui deviendra l’École de Nancy, également appelée « École de la suggestion ».
À partir des années 1880, le médecin et professeur Hippolyte Bernheim (1840–1919), né à Mulhouse, s’intéresse aux travaux de Liébeault et contribue largement à leur diffusion. Avec notamment le juriste Jules Liégeois (1833–1908) et le physiologiste Henri Beaunis (1830–1921), ils participent au développement et au rayonnement de l’École de Nancy.
Pour Bernheim et l’École de Nancy, l’hypnose n’est pas nécessairement un phénomène pathologique : la suggestion occupe une place centrale et la capacité à entrer dans un état hypnotique peut s’inscrire dans le fonctionnement psychologique de l’être humain.
Bien plus tard, les progrès de l’imagerie cérébrale, notamment grâce à l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf), permettront d’observer que l’état hypnotique s’accompagne de modifications mesurables de l’activité et de la connectivité de certaines régions cérébrales.
En 1878, le neurologue français Jean-Martin Charcot (1825–1893) commence à étudier expérimentalement l’hypnose à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Autour de ses travaux se développe ce que l’on appellera l’École de la Salpêtrière. Charcot considère alors l’hypnose comme un phénomène pathologique étroitement associé à l’hystérie. En 1882, il présente ses recherches à l’Académie des sciences, contribuant ainsi à redonner à l’hypnose une place dans le monde scientifique et médical.
Les conceptions de l’École de Nancy et de l’École de la Salpêtrière s’opposent donc profondément : d’un côté, une approche mettant notamment l’accent sur la suggestion et la possibilité d'un phénomène non pathologique ; de l’autre, une conception associant étroitement l’hypnose à l’hystérie.
DE FREUD A L'EXP0LORATION DU SUBCONSCIENT
Sigmund Freud (1856–1939), neurologue autrichien et futur fondateur de la psychanalyse, s’intéresse lui aussi à l’hypnose. Il séjourne notamment auprès de Charcot à la Salpêtrière et utilise pendant un temps l’hypnose et la suggestion dans sa pratique, avant de s’en éloigner progressivement au profit d’autres méthodes qui participeront à la naissance de la psychanalyse.
Pierre Janet (1859–1947), philosophe, psychologue puis médecin français, occupe également une place importante dans cette histoire. Ses travaux portent notamment sur l’automatisme psychologique, la dissociation, l’hypnose et les phénomènes psychologiques pouvant se produire en dehors de la conscience habituelle.
Il développe notamment la notion de « subconscient », que l’on peut comprendre simplement comme l’ensemble de phénomènes psychologiques qui peuvent se dérouler « sous » ou en dehors de la conscience immédiate de la personne. Dans « L’Automatisme psychologique », publié en 1889, Janet étudie notamment ces phénomènes à travers l’hypnose et le somnambulisme.
Émile Coué (1857–1926), pharmacien et psychologue français, développe quant à lui une méthode reposant sur l’autosuggestion consciente et positive, devenue célèbre sous le nom de « Méthode Coué ». Son travail met notamment en avant l’influence que peuvent exercer les suggestions que nous nous répétons sur nos comportements et nos représentations.
Carl Gustav Jung (1875–1961), médecin psychiatre suisse et fondateur de la psychologie analytique, développe notamment les notions d’inconscient personnel et d’inconscient collectif, tandis que Ivan Pavlov (1849–1936), médecin et physiologiste russe, marque profondément l’histoire de la psychologie par ses recherches sur les réflexes conditionnés et le conditionnement.
Tous participent, directement ou indirectement, à l’évolution des connaissances sur le fonctionnement psychologique, les automatismes, la suggestion et les processus qui échappent en partie à notre conscience.
MILTON ERICKSON ET L'HYPNOSE ERICKSONIENNE
À partir des années 1930, et notamment autour de 1937, les travaux du psychiatre américain Milton H. Erickson (1901–1980) participent à l’émergence d’une nouvelle manière d’utiliser l’hypnose, qui donnera naissance à ce que l’on appellera par la suite l’hypnose ericksonienne.
Son parcours personnel est particulièrement intéressant. À l’âge de 17 ans, Erickson contracte une forme sévère de poliomyélite qui le laisse lourdement paralysé. Durant sa convalescence, il développe une observation particulièrement fine de ses sensations, de ses mouvements et des comportements de son entourage. Cette expérience personnelle influencera profondément sa manière d’envisager la thérapie.
Plutôt que d’appliquer une méthode identique à chacun, Erickson considère que chaque personne possède ses propres ressources et que l’accompagnement doit s’adapter à son fonctionnement. Il développe ainsi une hypnose plus souple, utilisant notamment les suggestions indirectes, les métaphores et le langage.
Ses travaux contribueront largement à la réintroduction et au développement de l’hypnose dans les domaines médical et psychothérapeutique au cours du XXe siècle.
L'HYPNOSE AU XXe SIECLE
Les deux guerres mondiales constituent également une période importante dans l’histoire des approches psychothérapeutiques. L’hypnose et différentes techniques de suggestion ont été utilisées par certains médecins auprès de soldats présentant ce que l’on appelait alors des « névroses de guerre », liées à l’exposition à des événements extrêmement traumatisants. Ces troubles peuvent être rapprochés, avec les précautions nécessaires liées à l’évolution des classifications, de certaines manifestations aujourd’hui associées au stress post-traumatique*.
Léon Chertok (1911–1991), psychiatre et psychanalyste français d’origine russe, jouera ensuite un rôle important dans la réhabilitation de l’hypnose en France au cours du XXe siècle. Connu pour ses travaux sur l’hypnose et la médecine psychosomatique, il contribue à son étude clinique et historique et défend sa place comme véritable objet de recherche et outil thérapeutique.
En 1979, le sexologue et hypnothérapeute américain Daniel L. Araoz (né en 1930) propose le terme « Nouvelle Hypnose ». Cette approche prolonge certains principes de l’hypnose ericksonienne en accordant notamment une place importante à la participation active de la personne, à son autonomie et au développement de ses propres ressources.
DE NOUVEAUX COURANTS
Au fil du temps, différents courants ont continué à se développer.
L’hypnose humaniste, développée à partir de 2001 par Olivier Lockert (né en 1970), propose une approche particulière dans laquelle la personne est invitée à développer davantage de conscience d’elle-même et de son expérience intérieure. Elle se distingue ainsi de certaines formes plus traditionnelles d’hypnose par la manière dont l’état hypnotique est recherché et utilisé.
L’hypnose spirituelle et régressive s’inscrit dans un registre différent. Elle associe les techniques hypnotiques à une exploration plus spirituelle de l’expérience humaine. Au cours du XXe siècle, différents praticiens ont contribué au développement de ces approches, parmi lesquels Michael Newton (1931–2016), psychologue et hypnothérapeute américain, et Dolores Cannon (1931–2014), hypnothérapeute américaine.
Leurs approches ont notamment exploré des notions telles que les vies antérieures, l’entre-vies ou différentes dimensions spirituelles de l’existence. Ces concepts appartiennent au domaine des croyances et de la spiritualité et ne constituent pas des faits scientifiquement établis. Ils peuvent néanmoins être utilisés dans certains accompagnements comme des expériences symboliques ou subjectives, selon les croyances et la sensibilité de chacun.
Dolores Cannon développera notamment sa propre méthode, connue sous le nom de Quantum Healing Hypnosis Technique (QHHT).
Enfin, l’hypnose mixte est une approche plus récente et intégrative. Elle combine différents courants, techniques et outils issus de l’hypnose afin de ne pas s’enfermer dans une méthode unique. L’objectif est de pouvoir adapter l’accompagnement à la personne, à son fonctionnement, à ses besoins et à la problématique rencontrée.
L’HYPNOSE: UN O9UTIL DE TRANSFORMATION AU SERVICE DE VOS RESSOURCES
L’une des craintes les plus fréquentes lorsque l’on découvre l’hypnose est celle de perdre le contrôle. Pourtant, contrairement à certaines images véhiculées par les films, les dessins animés ou encore l’hypnose de spectacle, l’hypnose thérapeutique ne consiste pas à prendre le pouvoir sur une personne ni à la rendre inconsciente.
Pendant une séance, vous restez présent et acteur de ce que vous vivez. Vous continuez d’entendre la voix du thérapeute, vous pouvez avoir des pensées, ressentir des émotions ou des sensations, parler, bouger, réagir à ce qui vous entoure et même ouvrir les yeux si vous en ressentez le besoin.
Il n’est pas non plus nécessaire de « faire le vide », de ne plus penser à rien ou de lâcher totalement prise pour vivre une expérience hypnotique. Les pensées peuvent continuer à aller et venir : elles font simplement partie de l’expérience.
L’hypnose thérapeutique repose avant tout sur une relation de confiance et de coopération. Le thérapeute propose, guide et accompagne, tandis que vous restez acteur de votre séance. Vous êtes libre d’accueillir ou non ce qui vous est proposé, d’exprimer ce que vous ressentez et d’interrompre l’expérience à tout moment si vous en ressentez le besoin.
Mais l’intérêt de l’hypnose va bien au-delà de cet état particulier. Elle permet de se tourner davantage vers son monde intérieur et de mobiliser des ressources parfois déjà présentes en soi, mais devenues difficiles à retrouver ou à utiliser.
Confiance, capacité d’adaptation, apaisement, créativité, souvenirs d’expériences positives, nouvelles façons de percevoir une situation… l’hypnose peut permettre d’explorer différents chemins afin de faire évoluer certains automatismes, blocages ou schémas devenus limitants.
Le thérapeute n’impose donc pas le changement : il vous accompagne pour vous permettre de mobiliser vos propres ressources et de trouver les solutions les plus adaptées à votre fonctionnement, à votre histoire et à vos besoins.
L’hypnose ne vous enlève pas le contrôle : elle vous invite, au contraire, à devenir davantage acteur de votre propre changement.
Elle s’inscrit ainsi dans une démarche respectueuse de la personne, de ses valeurs, de ses limites et de son libre arbitre.
COMMENT CHOISIR SON HYPNOTHERAPEUTE ?
L’alliance thérapeutique joue un rôle essentiel dans tout accompagnement. Au-delà des techniques utilisées, il est important de pouvoir se sentir en confiance, écouté et respecté par le thérapeute que l’on choisit.
Cette relation de confiance permet de s’exprimer librement, d’aborder les sujets nécessaires à l’accompagnement et d’avancer à son propre rythme, dans un cadre sécurisant et bienveillant.
Il est également important de se renseigner sur la formation du praticien, son parcours, son expérience et sa manière de travailler. Les informations disponibles sur son site, les avis des personnes accompagnées ou encore un premier échange peuvent vous aider à déterminer si son approche vous correspond.
Car au-delà des diplômes et des techniques, il existe aussi quelque chose de très personnel : le feeling. Un thérapeute peut parfaitement convenir à une personne et moins à une autre. L’essentiel est de trouver celui ou celle avec qui vous vous sentez suffisamment en confiance pour avancer.
EN CONCLUSION
L’hypnose traverse les époques et continue d’évoluer. Des premières pratiques anciennes pouvant évoquer certains états de transe aux recherches contemporaines en neurosciences, elle s’est progressivement enrichie de différents courants et de nouvelles façons d’accompagner.
Aujourd’hui, l’hypnose peut être utilisée comme une approche complémentaire permettant de travailler sur différents aspects émotionnels, comportementaux ou personnels, tout en mobilisant les ressources propres à chacun.
Pour reprendre une image, notre esprit pourrait être comparé à une immense bibliothèque. Notre conscience en serait en quelque sorte le bibliothécaire : elle classe, organise, analyse et gère quotidiennement une multitude d’informations.
Sous hypnose, le bibliothécaire peut se mettre légèrement en retrait, laissant davantage de place à l’exploration de cette bibliothèque intérieure.
Guidé par le thérapeute, vous pouvez alors parcourir votre propre bibliothèque : retrouver certaines ressources, redécouvrir certains livres sous un nouvel angle, réorganiser ce qui a besoin de l’être ou encore imaginer une autre manière d’écrire les prochains chapitres.
Vous restez le gardien de votre bibliothèque, tandis que le thérapeute vous accompagne dans son exploration.
C’est peut-être là toute la richesse de l’hypnose : vous permettre d’explorer autrement votre monde intérieur, de mobiliser vos propres ressources et d’ouvrir de nouvelles possibilités de changement, tout en restant pleinement acteur de votre cheminement.
Et si l’hypnose vous permettait simplement de découvrir autrement les ressources qui sont déjà en vous ?



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